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15/03/2021

A-T-ON LU MILADY ?

« Sept heures du matin, c’est tôt pour un rendez-vous d’amour. Mais quoi d’autre aurait pu arrêter si souvent devant sa glace le commandant Gardefort ? Lui faire ouvrir sa porte, fermer ses tiroirs, brosser son melon, griller cigarette sur cigarette ? Se pencher à la fenêtre remplie de long en large par la Loire, de haut en bas par les derniers nuages de la nuit ; et entre les deux la ligne mince des quais d’où l’élan d’une colline projetait brusquement le château de Saumur en plein ciel ? »

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Ainsi commence Milady qui est une histoire d’amour c’est à dire un drame qui se joue en 132 pages d’une écriture sans failles entre un homme et son cheval, en l’occurence une jument, Milady.

On doit ce diamant taillé de main de maître à la plume de Paul Morand qui l’écrivit à l’âge de quarante sept ans entre Saumur et Villefranche sur Mer, de juillet à septembre 1935. Le texte fut publié l’année d’après sous le titre « Les Extravagants » dans la collection « Renaissance de la Nouvelle », dirigée par l’auteur chez Gallimard. De quoi s’agit-il ? De la relation fusionnelle d’un moine-soldat (le commandant Gardefort) et d’une princesse (la jument Milady).

 

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L’histoire fut portée à l’écran par François Leterrier en 1976. Jacques Dufilho y incarne le commandant Gardefort. Qui d’autre mieux que lui, tant il est parfait dans son rôle, aurait pu l’incarner sinon peut-être Paul Meurisse ou Jean Rochefort auxquels Paul Morand avait pensé ?

« Gardefort » n’est assurément pas un patronyme choisi au hasard, non plus d’ailleurs que le nom de son épouse née « Chaînedecoeur ». Quant au cadre, il ne pouvait s’agir que de celui de Saumur « Comme c’était loin, ce Saumur d’avant la guerre où les civils comptaient pour rien ! pensait Gardefort. » et dans les dernières pages, de celui des Ardennes, là-bas, loin à l’est, où le soleil se lève, pour en finir…

Gardefort, c’est un bloc d’ébène taillé au carré et poli par la recherche de la perfection dans son art qui est celui de la Haute Ecole. On le sent dès les premières pages, rien, ni les honneurs du rang, ni les attraits de la fortune, les liens amicaux ou les charmes féminins ne saurait le détourner de sa voie. Cette voie est un sacerdoce qui n’admet pas l’écart et Gardefort, tel un samouraï s’y donne tout entier et jusqu’au bout, c’est à dire jusqu’à la mort où il emporte celle qui fut sa seule aimée, Milady. Il est de ces hauteurs que nulle compromission ne saurait atteindre, ce pourquoi il a tout sacrifié à son art « Cela lui a coûté sa carrière. Nommé chef d’escadron dans l’Est, ayant compris qu’il n’avancerait plus sur place, qu’il ne passerait jamais écuyer en chef du Cadre noir, il finit par demander sa mise à la retraite, décidé, comme beaucoup de fanatiques du cheval, à finir sa vie à Saumur. »

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(Crédit photo: Film Leterrier)

Tout cavalier devrait connaître, lire et relire ces pages merveilleusement dédiées à ce qu’il y a de plus élevé entre un homme et un cheval, noble conquête en réciprocité. N’est pas Centaure qui veut ! On ne s’acharne pas, quand on vise à vouloir faire corps avec sa monture à l’obliger à coups de cravache ou d’éperons « L’éperon est un rasoir entre les mains d’un singe. »

Ainsi Gardefort est ferme mais doux avec Milady, comme il ne le fut jamais avec aucune femme. Qui d’autre que Milady aurait pu susciter en son cœur de tels élancements ? « A peine a-t-il parlé que la sonnette retentit ; c’est moins une sonnerie qu’un heurt, maladroit d’abord, puis assuré. (…) La porte, il l’ouvre brusquement. Dans le grand cadre clair de la Loire, libéré par les deux battants ouverts, une fine et haute silhouette se découpe sur le ciel maintenant sans nuages.

  • Milady !

Comme chaque matin, elle est là. Mais chaque matin il l’attend comme si elle ne devait jamais revenir ; elle est toujours à l’heure et il la croit toujours en retard ; elle est toujours la même et il la voit plus belle… »

Le commandant qui ne fréquente personne n’a que deux amis, le jeune Léal, un sous-lieutenant de cuirassiers et le retraité Béguier de la Bigue.

Il a sentit d’instinct chez le premier, c’est pourquoi il l’enseigne, l’intelligence du cheval « - Léal, mon ami, enfoncez-vous bien ceci dans la cervelle : on va toujours trop lentement au pas ; on va toujours trop vite au trot et au galop. Souvenez-vous du tour de force du marquis de la Bigue qui mit une heure pour traverser la Place d’Armes de Versailles sans avoir une seule fois abandonné le galop. Et ce n’est pas qu’il s’accrochait à la bouche, puisqu’il n’avait pour rênes que deux fils de soie ! » 

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Saumur, c’est la ville de la jeunesse, Morand le dit qui ajoute « Qu’il est beau de vivre là ses vingt ans, mais qu’il est amer d’y finir ses jours ! »

Gardefort y vit en reclus en face de la Loire, dans sa villa et sa carrière,  «  Il nommait ainsi un jardinet, derrière sa maison, un enclos d’une cinquantaine de mètres carrés qu’il avait pris soin d’aménager en manège privé… »

Quand il lui arrivait de sortir en ville il ne le faisait qu’à bicyclette « Jamais le commandant Gardefort ne se promenait à cheval ; n’eût-il pu aménager sa « carrière », il aurait monté Milady dans son salon, tant l’idée de laisser à sa monture les rênes sur le cou lui paraissait insupportable. »

Retenons la leçon, le cheval n’est pas fait  pour la promenade et autres ballades équestres qui ne sont que du divertissement. Ce n’est pas un outil de distraction ou un instrument de loisir à l’instar du vélo ou de l’automobile. Pour le commandant, Milady était l’alter ego qu’il n’avait jamais trouvé chez aucune femme et surtout pas chez son épouse dont il s’était séparé sans tenir compte, n’étant pas un homme de calcul, des conséquences financières entraînées par son divorce… Cinquante mille francs. Ces cinquante mille francs réclamés, il ne les avait pas. Il lui faudrait les emprunter mais alors à 40% par mois… « Gardefort ne dormit pas. Il errait la nuit et le jour, il s’alitait, repris par les fièvres (…) De tout, il pouvait se passer, à peu près de tout, sauf… »

Sauf de ce que lui coûtait la nourriture et l’entretien de Milady. Il vendit ses précieux grands traités d’équitation. On lui en donna sept mille francs à quoi il ajouta les quatre mille autres francs de tout ce qu’il avait gagné aux concours.

« Avoine… cent francs… Paille… soixante… »…  « Avoine… cent francs… Luzerne… soixante… », ces chiffres lui bourdonnaient dans la tête et il se sentait devenir fou, en pensant à Milady. (…)  Il n’y tenait plus. Il lui fallait l’argent tout de suite. Ne plus pouvoir acheter l’avoine de Milady ! Plutôt tuer sa femme… » Il s’en fut jusqu’à Montsoreau trouver son vieux camarade Béguier de la Digue… Il y passa la journée, repoussant heure après heure l’ultime requête : « - Mon ami, j’ai un service à vous demander… » Quand enfin il parvint à l’énoncer, elle tomba dans le vide, Béguier, distrait, n’y prêtant pas attention. Alors, Gardefort comprenant que c’était fini, emporté par le désespoir, devint caustique et divagua devant la collection d’éperons de son hôte et sa dernière acquisition : des pointes de dix centimètres ! « - Il faut bien faire saigner le cheval, répondit en rageant le commandant qui n’en pensait pas un mot. »

Au moment de prendre congé « Une phrase lui traversa le cerveau avec l’impétuosité d’un cri : « L’éperon est un rasoir entre les mains d’un singe. » Comme il aimait cette maxime qu’il citait souvent ! Et c’était lui qui… La honte l’envahit. Ses cinquante mille francs, sa femme, sa gueuserie, la misère du monde, tout fut oublié. »

 

 

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(Crédit photo: Cadre noir)

Le carroussel de Saumur commençait, il passa en revue les chevaux qu’il visita dans leurs box… Dans la tiédeur de cette nuit de juillet, en son errance, Gardefort pensait à Milady, à tout ce qui la liait à lui, leur complicité, leur intimité « … quand il s’absentait, il lui laissait toujours dans sa mangeoire un vieux pyjama de pilou dans lequel il transpirait les jours d’attaque paludéenne, pour qu’elle ne se déshabituât pas de lui. »

Ils avaient leur language à eux « … un étrange idiome de jeunes mariés (…) un tendre baragoin hippo-humain… ». Il l’imaginait dans l’écurie, reposant comme à l’habitude, ou quand elle le sentait proche, donnant du front, lui prodiguant des gamineries, des caresses bien à elle. Et comme il se sentait trop triste pour monter se coucher sans l’avoir revue, il fit le détour. Quelqu’un d’autre était là dans l’écurie venu détailler Milady, un amateur, un banquier…

Vendre son âme au Diable n’eût pas était pire pour Gardefort que de vendre Milady, amour de sa pauvre vie « Toutes mes maîtresses m’ont trompé. (…) Enfin un jour où j’ai trouvé une jument qui avait les plus belles qualités d’un cheval et qui était en même temps une vraie femme, un jour j’ai rencontré Milady. Je l’ai formée, et ce n’est qu’après que je l’ai séduite. Pour la première fois, je suis aimé, aimé pour moi-même, sans traîtrise, justement aimé, parce que je suis le meilleur et le plus fort. »

A Léal, qui pousse le commandant à vendre sa jument pour payer ses dettes, il rétorque « …j’aime Milady. Je l’aime d’amour et elle est devenue mon épouse. Ce n’est pas une liaison, ce n’est pas un amusement, c’est ma raison de vivre. »

Dès lors, s’en séparer, c’est mourir et puisqu’il le faut, que l’implacable enchaînement des causes et des effets l’y pousse, le commandant Gardefort cède. La suite, on l’imagine, Grumbach le banquier emportera Milady dans l’ Est, loin de ses aires familières.

Et puisqu’il faut en finir « On eût dit qu’un même malheur les touchait, tant l’âme du cavalier semblait avoir passé dans le corps de l’animal.

Le commandant Gardefort montait Milady pour la dernière fois.

Il l’avait vendue.

Il avait vendu la compagne de sa vie.

Milady avait compris. Pour la première fois, elle se laissait monter sans entrer en défense, sans garder pour elle aucune de ses forces. Elle s’abandonnait. (…) Milady s’éteignait. »

Devant la porte, le van l’attendait pour l’emporter.

« Il se retourna vers Milady. Elle vint se frotter contre sa joue. Il flatta une dernière fois ces flancs, ce cœur qui avait battu si souvent entre ses jambes, il l’embrassa sur les naseaux et lui caressa les yeux.

Milady gravit le plan incliné garni de tapis-brosse et s’engagea avec hésitation dans le van. »

  • Où est-elle à présent ?

Gardefort reçu des nouvelles élogieuses de Milady. Grumbach l’invita à la Renardière, son domaine des Ardennes. Il s'y rendit...

...

«  - Comment n’a-t-il pas été tué net ? demanda le chef de la gendarmerie.

  • Sa jument a amorti le choc : elle est d’ailleurs morte sur le coup. »

 

La dernière leçon de Gardefort « Marcher droit ! » vient d’unir pour l’éternité l’homme à sa jument. L’un et l’autre en chutant des trente mètres de l’acqueduc ont rejoint l’éternité dans un ultime résistance de l’animal et une impérieuse contrainte du cavalier, la dernière. Comme il est dit dans la Ballade de la Gêole de Reading : « Chacun de nous tue ce qu’il aime… » Est-ce là le prix de l’amour-fou ?

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Paul Morand, né le 13 mars1888, meurt le 23 juillet 1976 à 88 ans. Celui qui fut reçu à l’Académie française sur le tard en 1969, fut l’un des rares écrivains du XXème siècle ayant su trouver grâce aux yeux de son contemporain Céline, ce qui n’est pas rien !

30/11/2020

NOUS Y SOMMES...

 

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Pour comprendre le communisme, ses outrages et sa capacité de nuisance, il faut avoir lu non seulement Soljénitsyne mais aussi la trilogie incontournable de Thierry Wolton, Sociologie du Communisme de Jules Monnerot, le gros ouvrage de Stéphane Courtois et co-auteurs (le Livre Noir du Communisme), et particulièrement le dernier paru, « l’Effroyable Vérité », synthèse due à la plume sans concessions du professeur Bruno Riondel.

Comparée à une machine, cette idéologie perverse, quant au résultat, vaut le concasseur, le broyeur, le marteau pilon ou le hachoir de charcutier. Ceux d’ailleurs qui en leur temps ont esquissé la figure du monstre, Céline (Mea Culpa), Béraud (Ce que j’ai vu à Moscou) ou Albert Londres dans ses reportages, ne s’y sont pas trompés ! A quoi on ajoutera tous les autres, et ils ne manquent pas, qui en ont dénoncé les crimes et l’hypocrisie institutionnalisée, de Kravtchenko à Zinoviev.

Et pourtant, pourtant, en dépit de toutes les preuves, passées et présentes qui chargent d’un poids himalayen le matérialisme athée, il se trouve encore des émules et des prosélytes de la machine à tuer les peuples. Comprenne qui pourra…

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Il faut lire l’ouvrage de Bruno RIONDEL pour deux raisons. La première pour comprendre le siècle ; la seconde, qui explique la première, pour voir comment communisme et capitalisme sauvage marchent main dans la main, qui ne sont en réalité qu’un même corps portant le double visage de Janus. De ce point de vue, la Chine en offre l’exemple parfait.

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Les caméras à reconnaissance faciale identifient chaque visage selon son modèle mathématique, qui compte près de 500 millions de chiffres. [CAPA production]

 

Voici un extrait de l’Effroyable réalité exposant assez bien comment fonctionne, à coups de gros argent, ce que la dissidence appelle à juste titre « le Système » qui nous conduit, si rien ne vient casser ses engrenages, au meilleur des mondes promis par Haldous Huxley :

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DU COMMUNISME AU MONDIALISME

 … Le mondialisme n’est finalement pas autre chose que la mise en place du communisme suivant d’autres voies plus subtiles que celles qui furent utilisées autrefois, en URSS et ailleurs, par les marxistes-léninistes. L’écrivain britannique H.G. Wells, penseur socialiste de premier plan et théoricien de l’Etat-monde qui proposait de réserver le droit de vote aux personnes très qualifiées, écrivait, en 1940, dans le Nouvel Ordre mondial, que « nous devons réaliser qu’une fédération politique sans une collectivisation économique concomitante est vouée à l’échec », c’est pourquoi, ajoutait l’écrivain,  « une révolution profonde, non seulement politique, mais aussi sociale, plus profonde encore que celle entreprise par les communiste en Russie » doit être désormais mise en œuvre au niveau planétaire. Ainsi, concluait-il, « la révolution cosmopolite pour un collectivisme mondial qui est la seule alternative au chaos et à la dégénérescence de l’humanité doit aller bien plus loin que la révolution russe ; elle se doit d’être plus minutieuse et mieux conçue, et son accomplissement requiert un objectif bien plus héroïque et inébranlable ». Tout était dit et tout se réalise sous nos yeux, de nos jours, suivant les objectifs définis autrefois dans les milieux mondialistes dont Wells était l’une des figures de proue. « Communisme » et « mondialisme » ne sont donc en fait que des concepts interchangeables pour désigner un unique projet collectiviste mondial qui est mis en œuvre, depuis plusieurs générations, par le biais d’une même méthode d’action matérialiste dialectique que l’ingénierie sociale, experte dans la création de fronts sociaux multiples, utilise magistralement dans le but de transformer révolutionnairement le monde.

Dire cela ne doit pas être interprété comme étant l’expression d’une perception complotiste de l’histoire faite de théories dont le simplisme le dispute au ridicule, à l’instar de ces thèses conspirationnistes selon lesquelles le monde serait contrôlé par des sociétés secrètes d’ « Illuminati » ou par des « Reptiliens » venus de lointaines galaxies (1). Le professeur qui écrit ces lignes connaît trop bien ce type de fadaises auxquelles certains de ses élèves naïfs adhèrent sans recul et qui doivent être vigoureusement dénoncées, mais il sait aussi que celles-ci sont parfois instrumentalisées pour délégitimer d’authentiques questions politiques qu’il n’est pas politiquement correct d’évoquer et brouiller ainsi le sain discernement populaire (2). C’est ainsi que les très sérieuses problématiques portant sur la politique d’emprise croissante d’une oligarchie mondialiste exerce toujours plus sur les peuples, par le biais des réseaux financiers, des médias, des associations et des think tanks divers et nombreux qu’elle contrôle et utilise pour servir sa quête avide de pouvoir, sont trop souvent délégitimées par des accusations imméritées de « conspirationnisme ». Pourtant, il n’y a là ni complot, ni conspiration, mais tout simplement la réalité pérenne d’une stratégie de mainmise économique et politique qu’une classe financière triomphante, désormais affairée à construire la nouvelle superstructure culturelle collective qui assurera sa domination durable et la préservation de ses intérêts propres, met patiemment en œuvre contre les souverainetés populaires et au mépris du fait démocratique qui leur est consbstanciel.

L’étude des liens étranges que cette puissante oligarchie financière entretenait, dès le début du XXe siècle, avec les réseaux communistes s’avère fondamentale pour comprendre la genèse d’un mondialisme contemporain fondamentalement révolutionnaire qui, aujourd’hui encore, inscrit son action subversive dans le prolongement des stratégies de déstabilisation mise en œuvre, au cours du siècle passé, par les révolutions pseudo-prolétariennes qui ont alors ensanglanté une partie de l’humanité. La question du financement de la révolution bolchevique par les milieux financiers qui ont ainsi curieusement permis à celle-ci de réussir et de survivre constitue l’un des nombreux angles morts d’une recherche historique universitaire contemporaine embourbée dans les sentiers battus que le conformisme idéologique de nature systémique qui la contrôle lui impose de suivre. En effet, dès 1917, la révolution russe fut financièrement aidée par des milieux économiques anglo-saxons qui, en échange de leur soutien, reçurent, de la part des dirigeants bolcheviques, des licences d’exploitation nombreuses pour valoriser le potentiel minier et industriel du nouvel Etat socialiste, à l’instar de la richissime famille Harriman à qui fut concédé un monopole sur le manganèse extrait des mines sibériennes dans lesquelles mouraient à la tâche les esclaves du goulag, tandis que, de leur côté, les Rockefeller signaient un contrat exclusif pour l’exploitation des gisements de pétrole du Caucase.

Dès avant le coup d’Etat d’octobre 1917, les plus hauts dirigeants de la banque germano-américaine Kuhn, Loeb & Co semblent avoir joué un rôle majeur pour permettre la réussite de celui-ci, Max Warburg ayant investi deux millions de roubles dans une maison d’édition créée par les bolcheviques pour diffuser leur propagande, tandis que Jacob Schiff, rapportait le New York Journal American, « passe pour avoir donné 20 000 000 de dollars à la révolution bolchevique », un investissement qui se révéla particulièrement juteux pour le banquier américain car, plus tard, les chefs communistes « ont déposé plus de 600 000 000 de roubles chez Kuhn and Loeb, la banque de Schiff (3) ».

_________________________

 

(1)Selon d’autres affirmations fantaisistes, l’homme n’aurait jamais marché sur la Lune et la Terre serait plate.

(2)En ingénierie sociale, ce type de méthode visant à créer chez les personnes des biais cognitifs (déviations de la pensée logique par rapport à la réalité) par diffusion, dans le réel, de discours faussés est appelée « infiltration cognitive ». Le discours absurde ainsi crée sert à discréditer, par amalgames, les analyses sérieuses qui, de leur côté, remettent en cause la validité de certains conditionnements politiques et médiatiques subis par les masses. Le terme de « complotisme » fut d’ailleurs créé dans les années 1960 par la CIA, dans le but de ridiculiser les révélations gênantes faites sur l’  « Etat profond » américain dont les réalités inconnues du grand public commençaient à filtrer.

(3)New York Journal American, 3 février 1949. Dans un article publié par le Figaro, le 20 février 1932, François Coty, industriel et homme politique, écrivait qu’avant octobre 1917, « les subsides accordés aux nihilistes, par Jacob Schiff, n’étaient en aucun cas des actes de générosité isolés. Une véritable organisation terroriste russe avait ainsi été constituée aux Etats-Unis, à ses frais, et était chargée d’assassiner (en Russie) les ministres, les gouverneurs, les chefs de la police, etc. »

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Cet extrait du texte (pages 719 à 724) est tiré des « Problématiques » de la quatrième partie de l’ouvrage du professeur RIONDEL: "L'Effroyable Vérité", éditions l'Artilleur, 2020. 

Les crimes et atrocités décrits au travers des 500 premières pages, composent un musée international des horreurs qui pourrait être ubuesque s’il n’était, hélas bien réel. Tous les « grands démocrates » que furent Lénine, Trotsky, Staline, Mao, Pol-Pot et autres conducators, comptant la vie pour rien ont rivalisé en performances. Ces tyrans firent dans le colossal et ils y réussirent sommes toutes assez bien, à hauteur au bas mot de soixante cinq millions de victimes qui ne sont pas un détail de l’Histoire !

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Où allons-nous, si nous n’y sommes déjà ?

La manipulation des foules par les « maîtres du monde » atteignant des hauteurs dépassant celles exposées dans l’essai de Tchakhotine, ne laisse guère de place, via la télévision, Internet, et quasiment tous les médias à la réaction contre le Système. Réaction étouffée dans l’œuf avant même d’avoir vu le jour.

Pour ne prendre exemple que de la seule France, aucun recours, rien ne se lève à l’horizon sinon la parodie de l’opposition contrôlée. Le Malin bat les cartes au nez du badaud, et le badaud, hypnotisé, gobe le bonneteau.

 

En octobre 1917, les bolcheviks, prenant le pouvoir, ont saisi Petrograd, l’ont comme pendue à un crochet et l’ont écorchée de sa civilisation… relatait Albert Londres dans « La Russie des Soviets » (A. Londres Câbles & Reportages, éditions Arléa, 2007)

Eh bien aujourd’hui, en 2020, tout laisse présager que c'est par la tyrannie sanitaire internationale au pouvoir, qui déroule un tapis rouge au totalitarisme mondial, que les peuples écorchés vont perdre leurs civilisations. La tyrannie sanitaire est une lèpre, c’est la Mérule qui ronge le bois de la vie, nous y sommes… Nous en relèverons-nous ?

 

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« … J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres

Le bois retentissant sur le pavé des cours.

…/…

J’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;

L’échafaud qu’on bâtit n’a pas d’écho plus sourd. »

(Charles Baudelaire, Chant d’automne)

06/08/2020

LA FRANCE COUPEE EN DEUX

« La liberté c’est l’esclavage.

L’esclavage c’est la liberté. »

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Onze heures sonnent à mon clocher. Madame et monsieur Taré, retour du boulanger descendent la rue de l’Enfer à distance requise, baguette sous le bras. Tous deux portent muselière. Leur chien qui les précède en trottant d’une patte allègre, un sérieux molosse, lui, n’en porte pas.

Je les observe de derrière ma grille… La rue est déserte sous le beau soleil estival qui cuit le petit bourg marchois où j’ai élu domicile. Ici, rien ne se pointe de menaçant à l’horizon. Enfin, pour le moment. L’air y est pur et le calme certain. Quand ils mettent le nez dehors, Madame et Monsieur Taré, de braves gens, gardent muselière y compris pour se promener dans le chemin creux qui contourne le petit bois derrière chez moi. Ils y passent généralement à la fraîche histoire de prendre l’air. Enfin prendre l’air c’est vite dire ! Comment pourraient ils le faire en effet autrement qu’en désoreillant les bracelets élastiques qui leur clouent le bec ?

Non, ce qu’ils prennent argent comptant, Madame et monsieur Taré, ça n’est pas un bol d’air, c’est leur plein de CO2 et de bactéries bien grasses qu’ils ont élevées incontinent dans l’humidité constante de leur caleçon buccal où elles se plaisent à proliférer. Ils ne se décident à glisser ce dernier dans leur poche qu’à l’instant où ils passent le seuil de leur domicile, encore ne le font-ils qu’à contre cœur. Sitôt qu’ils s’échappent de leur maison, ils repêchent derechef leur torchon sanitaire là où ils l’avaient rangé entre le porte monnaie, les clefs du logis et le tire jus de leur profonde…

J’exagère, vous pensez ? Non, j’observe, et je vois la réalité en face : Madame et monsieur Taré, les bien nommés, sont des gens prudents et bien respectueux des lois. En cela, ils ne diffèrent guère de la grande majorité silencieuse de nos concitoyens soumis. Ce qui les motive ? La peur, l’obsédante et rongeuse peur, celle qu’on dit être bleue va savoir pourquoi ? Peut-être à cause du sang qu’elle fige dans les veines ? Madame et monsieur Taré ne veulent pas mourir, du moins pas encore. C’est légitime personne ne veux mourir. Ce pourquoi ils obéissent au doigt et à l’œil aux oukases du gouvernement lequel profite à dessein de la crédulité de son troupeau en raquettant les récalcitrants.

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L’Etat a bon dos auquel ceux qui l’ont accaparé font dire n’importe quoi. Rappelons-nous la parole de Nietzsche :  L’etat est le plus froid des monstres froid. Il ment froidement ; et voici le mensonge qui s’échappe de sa bouche : « Moi l’Etat, je suis le peuple. »

Aujourd’hui il n’est de peuple, dans ce monde pourri où tout est à vendre, que de masses consuméristes. Comment pourrait-il en être autrement sous le règne du gros argent qui les a asservies sans trop d’effort ?

Et à dire vrai ça n’est pas l’Etat le coupable, ce sont ceux qui derrière lui, dans la coulisse, tirent les ficelles.

L’Etat en soi n’est pas grand chose, qui ne devrait être que la volonté du Peuple s’il existait encore une aristocratie populaire, ce qui est loin d’être le cas et ne le sera sans doute plus, puisqu’elle est morte avec celle des métiers et de l’artisanat auxquels, en 1791, la loi Le Chapelier a donné le coup de grâce.

L’aubaine de la dite pandémie est plus qu’un test ; elle permet au système d’aliéner les libertés individuelles en clouant le bec à la contestation. Je l’ai dit dans la note précédente (De la servitude volontaire), sans l’adhésion du plus grand nombre le château de cartes du roi Canaille s’effondre. Mais le plus grand nombre est servile pour lequel l’esclavage est la liberté.

Le lui expliquer, c’est vouloir soulever tout seul une tonne à bout de bras vu que le plus grand nombre, la masse, c’est lourd à porter !

Savamment orchestré par l’appareil médiatique, le bourrage de crâne qui tourne en boucle sur les ondes, musèle les velléités de rébellions en muselant les museaux.

Madame et Monsieur Taré, répliqués en millions d’exemplaires dans l’hexagone, n’en ont aucunes velléités de rébellion, eux. Au point même qu’ils ne verraient pas forcément d’un mauvais œil un nouveau confinement. Non, ce qu’ils commencent à voire d’un mauvais œil c’est moi, quand ils me croisent dans la rue sans muselière. Je le sens bien à la façon de regard qu’ils me jettent. Des gens soupçonneux en somme, comme tant d’autres, simplement. Partant, étendu à la société tout entière, ça pourrait devenir sérieux rapidement, tourner vite hostile chacun se méfiant de tout le monde.

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Ça commence comme ça la tyrannie, par la délation et l’esprit de valetaille ; après, on sait plus où ça s’arrête. Parce que la tyrannie, contrairement à la dictature, elle est portée par le bas. Voyez 93 et ses réjouissances… On mélange souvent les choses. On a tord. La dictature elle est instruite par le haut et portée par le haut. La tyrannie, elle est instruite par le haut et portée par le bas. La première peut être temporairement utile ; la seconde est définitive et définitivement nocive. C’est vers ça qu’on s’achemine si une ou deux dents de l’engrenage ne pètent pas. Orwell avait tout saisit !

Alors on verra les familles, enfin ce qu’il en reste se déchirer, les enfants cafter leurs parents et réciproquement sur fond de blocus alimentaire quand on se disputera les os à ronger. Ça peut venir ; ça c’est déjà vu dans d'autres situations...

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Au point où nous en sommes rendus je n’ouvre plus la radio, le rabâchage mielleux des jean foutre m'insupporte. Je fais effort pourtant. Ça passe pas. Rien à faire.

Les élus ? ah ! les élus, ils en redemandent du confinement, des gestes barrières, des masques et bergamasques ! Du plus bas au plus haut gradé ils font du zèle, passés maîtres es larbinerie ils s’acoquinent comme larrons en foire pour plaire au système, ils rivalisent d’initiatives sanitaires citoyennes. Ils sont tout prêts à majorer les amandes. Rares sont ceux qui résistent ! S’il s’en trouve un sur dix mille c’est beau !

Et la police, enfin les forces dites de l’ordre, elles appliquent les ordres sans rechigner. Ça s’est toujours fait comme ça ? Voire. Du jours où la délation commence dans la police ça sent le roussis. Nous y sommes.

A considérer la température sociale de ce mois d’août on présage de ce que pourrait être la rentrée. Déjà, les signes se font sentir d’envie d’assassinats. Les non porteurs de muselières sont visés ! Qu’ils surveillent leurs entours ! y en a qui les guettent tout prêts à les suriner. Si les insultes pouvaient tuer, y aurait déjà pas mal de morts.

Pénétrer sans muselière dans les grandes surfaces équivaut à traverser un champ de mines. Ça va venir pareil dans la rue et jusqu’en rase campagne si rien ne nous sauve de cette dévastation des esprits. Je vois rappliquer ça comme dans les films de zombies…

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La grande fracture se dessine de la France coupée en deux. Deux moitiés en déséquilibre : celle, bien mince, des résistants qui sont les derniers vestiges d’une civilisation en voie de disparition qui sait le prix de la Liberté et celle, bien épaisse, des soumis, des rampants, des alliés décérébrés, serviteurs de l’oligarchie mondialiste.

 

France, ma Douce, que se passe-t-il ?

Quand reviendras-tu ? Dis-moi, le sais-tu ?