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26/11/2009

FENRIR

 

loup_garou_07A.jpg

 

 

Le loup de fer a croqué le soleil

Un vilain jour.

Il est sorti, pas de velours,

De la forêt métallique

Avec sa suite

Et s'est campé dans la clairière,

Toute une nuit, tranquille et fier,

Auréolé de brume

Et de lumière de lune.

 

Il a couru quarante tours

Entre les troncs d'aluminium

Avant d'atteindre un jour

La grande ville des hommes

Alors,

Il s'est assis sur le rocher de pénitence

Qui tout en haut de la montagne

S'avance,

Bien au-dessus des fins clochers

Et du fourmillement des toits et des fumées.

 

Il s'est assis, le loup de fer,

Dessus sa patte repliée.

Il a compté les cheminées

Et les toitures des usines

Et les machines,

Et sur un signe,

Il a lancé toute sa horde et ses petits

Dans la vallée.



 

 

 

11:13 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : loup, soleil, machines